Due diligence : exploitation et gouvernance de la sécurité
Avant d’acheter, de financer ou de céder un site pétrolier, gazier ou chimique, les due diligences environnementales examinent les sols, les rejets et les autorisations. Elles disent peu de la façon dont le site est exploité : son organisation, ses managers, sa gouvernance de la sécurité, ses écarts de conduite. C’est le volet que j’apporte, en exploitant : où sont les risques que la data room ne montre pas, et combien coûtera leur traitement. J’interviens directement pour l’acquéreur ou ses avocats, ou aux côtés du cabinet chargé de la due diligence environnementale.
Que couvre ce volet ?
- La discipline d’exploitation et le leadership : qui décide, ce que la direction suit, comment les écarts remontent et sont traités.
- Le système de gestion de la sécurité et la politique de prévention des accidents majeurs, tels qu’ils sont appliqués et non seulement écrits.
- La gestion des modifications et les barrières de sécurité, telles qu’elles fonctionnent sur le terrain.
- Les compétences et les effectifs : postes critiques, dépendance à quelques personnes, relève.
- La gestion des entreprises extérieures.
- L’historique d’incidents et de presque-accidents, et la qualité du retour d’expérience qui en a été tiré.
- Les démarrages et les grands arrêts récents : comment ils se sont passés.
- Les risques d’intégration après l’acquisition, et les investissements et renforts d’organisation nécessaires pour maintenir le site au niveau.
Pour qui ?
Les acquéreurs industriels et financiers, les vendeurs qui veulent anticiper les questions, et les avocats qui conduisent la transaction et ont besoin d’un avis technique solide pour négocier les garanties.
Que recevez-vous ?
Un rapport qui hiérarchise les constats selon leur effet sur la sécurité, la continuité d’exploitation et le prix, et qui distingue ce qui relève d’un défaut grave de ce qui relève d’un entretien courant. Les constats majeurs sont signalés au fil de l’eau, pour peser sur la négociation à temps.
D’où vient cette expérience ?
Chez bp, j’ai travaillé sur des due diligences techniques à l’international, pour des acquisitions et des cessions d’actifs pétroliers et gaziers à haut risque, de taille mondiale : visites de sites, évaluation de l’exploitation et de l’organisation, appréciation des risques repris par l’acquéreur. Sept ans d’audit des risques opérationnels, et la direction de sites en exploitation : je sais où regarder parce que j’ai eu à gérer ces écarts moi-même. Parcours.
Après une cession, si un désaccord naît sur l’état réel du site, c’est une autre question : voir seveso-expertise.fr.
Rédigé par Carl Goodwin, conseil en excellence opérationnelle, leadership et projets majeurs. Mise à jour : .